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La sélection des rats : principes et méthodes |
Introduction
Lorsque l'on souhaite reproduire des animaux domestique, en l'occurrence des rats, on se heurte à la notion de sélection. Ce terme a une connotation parfois négative, avec des relents d'eugénisme, d'apprenti sorcier, etc. Mais c'est un outil indispensable quand on souhaite maintenir la qualité des animaux au fil des générations, voire l'améliorer.
Afin de bien comprendre cette page, il vous faudra obligatoirement maîtriser les notions de base de génétique. Pour cela, assurez-vous d'avoir lu et assimilé toutes les pages de la section génétique. Attention, la sélection est un domaine immense, auquel sont consacrés de très nombreux ouvrages. Il existe de nombreuses "écoles", parfois contradictoires. Nous allons essayer de présenter une partie de ce que nous considérons comme indispensable pour tout éleveur de rat domestique à l'heure actuelle (en 2007, donc, car les idées évoluent rapidement dans ce domaine comme d'autres).
Les différents points abordés :
Principes généraux | |
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Méthodes de sélection | |
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Structures de lignées | |
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Critères de sélection | |
Outils :
communiquer
le culling http://www.rmca.org/Articles/culling.htm
Le rehoming
la collaboration
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La sélection humaine s'appuie globalement sur les mêmes indices que la sélection naturelle : la viabilité et la fécondité. Cependant, elle ne les approche généralement pas de la même manière. La sélection humaine va compléter et en partie remplacer la sélection naturelle.
Une grande différence entre ces deux forces de l'évolution tient dans le
cadre où elles s'appliquent. La sélection naturelle s'applique surtout dans
les milieux sauvages, qu'ils soient modifiés par l'homme ou
pas. La
sélection humaine s'applique en milieu domestique, et plus
précisément dans le cadre du foyer, pour ce qui est des rats
(dans le cadre de la ferme pour les vaches, etc.). Donc pas
d'aléas alimentaires, climatiques, pas de prédation, pas de nécessité de défendre
un territoire ou un harem de femelles... Par contre, les rats évoluent alors
en interaction avec l'homme.
En outre, la sélection naturelle s'intéresse
uniquement à la multiplication maximale de l'espèce, et pas à l'individu
lui même. Chaque espèce mise donc sur un équilibre entre durée de vie et
fécondité. Dans le cas des rats sauvages, la fécondité prime largement sur
la durée de vie, en terme de stratégies d'adaptation. L'homme, de son coté,
va généralement nettement plus loin. Il souhaite favoriser un certain nombre
de caractères qui n'influent pas (en conditions domestiques) sur la durée de
vie, ni sur la fertilité, comme la forme des oreilles, la couleur, etc. contrôler
la part du hasard.
Il est très important de bien comprendre à quel point rat sauvage et rat domestique sont différents. Ils évoluent dans des milieux différents, et leur "cahier des charges" est différent. Les stratégies de sélection vont varier d'un éleveur à un autre, sur les plans quantitatifs et qualitatifs. Mais dans tous les cas on retrouve un certain nombre de points principaux :
Stratégies de sélection |
Milieu Naturel | Milieu domestique |
Territoire | Instinct territorial élevé |
Instinct territorial faible (bonne sociabilité) |
Reproduction | Élimination de la
concurrence ("territorialité sexuelle") Fécondité maximale |
Contrôlée par l'homme Un minimum d'instinct sexuel |
Perception de l'environnement | Sens aiguisés : fuite, chasse, etc. | Minimum vital |
Adaptation à l'environnement | Aptitude à la nage Escalade, équilibre |
Savoir retrouver une gamelle et une pipette ... |
Climat | Pelage épais et régulier Pelage étanche |
Aucune |
Interaction avec les rats | Dominance maximale Élimination des intrus Occasionnellement, migration (solitaires ou migrants rejetés de leur colonie de départ) |
Sociabilité maximale |
Interaction avec l'homme | Réflexes de défense | Sociable Peu sensible au stress Capacité d'apprentissage élevée |
Santé | Résistance aux maladies et
parasites Suffisamment résistant pour atteindre l'age de la reproduction |
Résistance aux facteurs
internes (tumeurs, problèmes cardiaques, etc.) Résistance au vieillissement |
Durée de vie | Minimum 4 mois (1 portée ou 2) | Le plus longtemps possible (2 à 4 ans) |
Aspect | Type sauvage (discret et fonctionnel) | Tous types de variations d'aspect (couleur, pelage, oreilles, etc.) |
On peut considérer, sur un plan philosophique, que le rat domestique
s'adapte progressivement à son nouvel environnement et aux pressions
évolutives spécifiques qu'il exerce. Ainsi, la couleur bleue ou l'absence de
fourrure deviennent des avantages, et non plus des handicaps, car ils sont
favorisés par la principale pression évolutive de ce nouveau milieu :
l'homme.
Alors que dans la Nature l'agouti est très largement majoritaire, le rex et
le nu pratiquement absents, la tendance s'inverse en partie en milieu
domestique. Dans ce nouveau type de milieu la sélection naturelle va donc
favoriser les dumbos, les bleus, etc. au détriment des agoutis lisses... Au
fil des générations rat sauvage et rat domestique s'éloignent donc
progressivement, à cause des phénomènes d'insularité, mais surtout à cause de
la sélection humaine, dont les critères sont très éloignés (et souvent
opposés) de ceux de la sélection naturelle. Le rat suit ainsi le chemin du
chien : difficile de reconnaître son ancêtre sauvage quand on regarde un
caniche ou un mâtin de Naples !!!
A partir de maintenant, on se placera donc exclusivement dans le cadre du milieu domestique et des rats domestiques, même si les rats sauvages interviendront à nouveau ici ou là.
Régimes de reproduction :
Reproduction contrôlée
Lorsque l'homme intervient, il choisit les reproducteurs. Il n'y a
plus de hasard. Par exemple, les agoutis se reproduisent uniquement avec les
agoutis et les noirs avec les noirs.
Lorsqu'un gène se retrouve sous une forme homozygote dans une famille, il est
dit fixé : en effet les descendants en hériteront forcément sous sa forme
homozygote, aussi longtemps qu'il n'y aura pas de brassage sur ce gène.
Il est bien évident que de cette façon les gènes récessifs que l'homme
souhaite sélectionner vont se multiplier très rapidement : en ne
reproduisant que des rats homozygotes ou porteurs, il élimine les rats non
porteurs du gène en question. Cependant, en favorisant des animaux
présentant un caractère commun, donc généralement apparentés, l'homme
augmente le taux de consanguinité.
Le choix des reproducteurs, la façon dont l'homme modifie la structure
génétique de la population en diminuant la part de la reproduction aléatoire,
c'est ça la sélection.
Entendons-nous bien : la sélection ne crée rien. Par
définition, elle sélectionne ce qui existe déjà, qu'il soit visible ou
caché. L'amélioration d'un caractère par la sélection a donc des limites,
surtout quand il s'agit d'un gène simple. Et si l'on attend qu'apparaisse une mutation favorable, on risque d'attendre
longtemps !
Par conséquent, il est vital de choisir attentivement
ses reproducteurs. Surtout dans le cas d'une reproduction consanguine, l'erreur ne pardonne pas : la consanguinité va fixer
de façon directe des gènes
"positifs", ceux que l'on sélectionne, mais aussi des gènes
négatifs, de façon indirecte, en augmentant la fréquence des homozygotes. La consanguinité
entraîne l'apparition de toutes sortes de défauts : diminution de la taille,
baisse de fertilité,
faible résistance aux maladies, malformations, problèmes neurologiques
(comportement, perte d'acuité des sens, etc.)...
C'est pourquoi l'homme se substitue à la Nature pour
effectuer une sélection, sous diverses formes, la principale étant la
sélection des reproducteurs. L'objectif est très simple : à partir de
leurs caractéristiques et de celles de leurs ancêtres, les reproducteurs
sont choisis de façon à fixer certains gènes "positifs" et éradiquer
certains gènes "négatifs". Il s'agit donc d'une double sélection,
positive et négative, la seconde contrebalançant les conséquences
involontaires de la première.
Notion de généalogie :
Les deux types d'arbres, ascendant et descendant, ont leur intérêt
propre. L'arbres descendant permet de visualiser rapidement l'ensemble d'une
lignée. Chez le rat il peut être un peu encombrant, étant donné la taille
moyenne des portées... Mais il permet d'identifier visuellement les branches
à problèmes, et d'en identifier la source probable.
L'arbre ascendant permet de visualiser la structure parentale de l'individu,
et notamment d'identifier les gènes qu'il est susceptible de porter. Il
permet aussi de visualiser les niveaux de consanguinité. Prenons l'exemple de
RLL Grabulon :
On constate 2 types de consanguinité : des couples d'ancêtres en commun, Magrat x Dumbledore et Mumiah x Glaz, et une consanguinité Mère x Fils. La portée Grabule x Lord Black Ader avait donc pour but (entre autres) de renforcer les aspects positifs issus de Mumiah x Glaz et Magrat x Dumbledore, tout en évitant de renforcer la consanguinité sur Paprika, qui est suspectée de porter un gène récessif létal.
Méthodes de sélection :
La sélection est une méthode de reproduction. Il s'agit de choisir à l'intérieur d'une population des animaux reproducteurs (un male et une femelle) dont les caractères utilitaires et/ou ornementaux doivent être perpétués. Il s'agit pour l'éleveur de choisir parmi les animaux qu'il possède ou qui sont disponibles dans son environnement ceux qui seront à l'origine des générations futures.
Sélection phénotypique ou massale :
Le choix des reproducteurs se fait après jugement de leurs caractères extérieurs.
Il s'agit le plus souvent de rechercher la beauté esthétique, mais
parfois également d'autres caractéristiques, plus ou moins
objectives.
Attention, le phénotype ne reflète pas toujours le
génotype, pour plusieurs raisons. tout d'abord, la génétique
est soumise à des facteurs externes. Même si le rat possède bien le gène
désiré, on n'est pas certain qu'il l'exprimera. Inversement, il peut porter un
gène indésirable sans que cela soit visible.
En outre, il est difficile de déterminer avec certitude ce qui est ou n'est
pas héréditaire, que les caractères concernent le physique (taille,
morphologie), la santé (tumeurs, abcès, durée de vie), ou le comportement
(morsures, stress). Tous ces critères peuvent avoir une origine génétique,
mais ce n'est généralement pas le cas : ce sont presque tous avant tout des
caractères acquis !
Sélection généalogique :
Elle se fait par la connaissance de l'ascendance
directe (parents, grands-parents) et de ses collatéraux (frères,
soeurs...). Son efficacité n'est réelle que s'il existe une bonne corrélation entre
le phénotype et la génétique, ce qui n'est pas toujours le cas. Cette étude se fait au moyen
de l'arbre généalogique, mais aussi par
une enquête auprès des éleveurs d'origine des ancêtres, et éventuellement des
adoptants des collatéraux si l'on souhaite pousser l'investigation plus loin.
Cette méthode présente une plus grande précision que la
sélection massale simple, mais elle se heurte quand même aux mêmes problèmes.
Sur des populations limitées on ne peut guère se fier aux statistiques pour
déterminer ce qui est ou n'est pas une caractéristique familiale. Par exemple,
si une tante de l'un des reproducteurs a développé une tumeur mammaire à l'âge
de 20 mois, il est impossible d'en déduire quoi que ce soit concernant le
risque de transmission d'une sensibilité aux tumeurs mammaires via ce
reproducteur.
Sélection génotypique :
C'est la sélection sur la descendance (et non sur
l'ascendance). On juge de la valeur d'un reproducteur d'après la qualité de ses descendants.
Lors du lancement d'un élevage, la sélection n'est que phénotypique, et
éventuellement généalogique, puisque
l'on ne dispose que de la génération F0. Puis, lorsque le nombre de
descendants est suffisant, en comparant les caractères physiques et psychiques, il est possible d'envisager une sélection
"génotypique" en conservant pour la reproduction les familles dont les performances, les qualités sont les meilleures.
Évidemment chez le rat les reproducteurs de la génération F0 ne sont plus
disponibles quand on a suffisamment de recul. En fait on considère chaque
portée comme étant un seul individu : on considère que chaque rat de la portée
entre A et B a hérité des caractéristiques communes à l'ensemble de la portée.
Au bout de 3 générations la situation peut être très embrouillée, et il est
alors utile de réaliser un arbre généalogique descendant, qui part non pas du
reproducteur, mais du premier ancêtre de la lignée.
Attention, ce type d'arbre est extrêmement encombrant : si chaque portée n'est suivie que de 3 nouvelles portées de 10 ratons, ce qui est une petite moyenne, la génération F4 comptera 270 rats ! Sur cet exemple, j'ai coloré en vert les rats appartenant à la lignée, c'est à dire tous les rats qui descendent du couple fondateur. Cela permet de repérer du premier coup d'oeil les rats qui nous concernent directement. L'idéal est de réaliser cet arbre, ou plutôt cet ensemble d'arbres, avec plusieurs systèmes de couleurs :
Ce troisième type est le plus important pour le choix des lignées. Il est préférable d'en réaliser deux différents. Le premier avec tous les individus permet d'évaluer la qualité générale. Le second ne présente que des portée et non des individus. Cela permet d'identifier des "branches pourries" qu'il convient d'élaguer avant qu'elles ne contaminent l'ensemble.
Voici un exemple. En vert les portées qui ont donné pleine
satisfaction, en jaune les portées médiocres, en orange les portées à
problèmes.
La branche issue de la portée F1-1 présente 5 portées médiocres et 4 bonnes
portées à la génération F3. Ces rats peuvent être reproduits, certes, mais on
est loin derrière la portée F1-2.
La portée F1-3 a donné satisfaction. Les portées suivantes aussi. Mais la
troisième génération met en évidence un souci : 5 portées à problèmes, 2
portées médiocres, et seulement 2 portées correctes.
Le bilan est simple : les rats issus de la portée F1-2 sont a priori de bons
reproducteurs, ceux issus de la portée F1-1 sont moins intéressants, même si
on peut leur accorder le bénéfice du doute, et ceux de la portée F1-3 ne
doivent pas être reproduits.
Plus il y a de générations plus les branches à problèmes vont apparaître de façon évidente.
Les outils du sélectionneur :
Le sélectionneur peut pratiquer sa sélection plusieurs manières, plus ou moins radicales. L'objectif est de favoriser la reproduction de certains individus, appelés reproducteurs, et de défavoriser la reproduction de certains autres, dits non-reproducteurs. Ces outils peuvent être regroupés en plusieurs ensembles :
Méthodes physiques :
Réglementation à l'adoption :
Ces méthodes ont généralement pour but de limiter la
consanguinité en limitant le nombre de rats produits par famille. En réalité
l'effet obtenu est exactement inverse. En effet, nous avons vu dans
l'article sur la consanguinité que frères et
soeurs ont en moyenne 50% de leurs gènes en commun à peine. Et d'un rat à
l'autre les combinaisons de gènes sont différentes. Par conséquent, 6 portées
avec 6 frères ou soeurs différents auront un patrimoine génétique beaucoup
plus étendu que 6 portées avec seulement 2 frères et soeurs.
Cela implique que l'on perd plus facilement l'ensemble de la lignée si on
limite le nombre de reproducteurs potentiels si le choix n'était pas le bon.
Si l'on reprend le dernier schéma, si il n'y avait eu que deux reproducteurs
par portée au lieu de trois on aurait pu perdre la lignée centrale, qui au
final est la seule réellement intéressante.
Dans le but de limiter la consanguinité ce n'est donc pas une méthode très efficace. Cette méthode revient finalement surtout à limiter l'expansion d'un gène dit "rare". Si une lignée est bonne, pourquoi ne pas la diffuser au maximum, au risque d'augmenter la consanguinité ? Et si elle n'est pas bonne, alors pourquoi la reproduire ? A l'inverse, en limitant le nombre de reproductions on augmente les chances de pouvoir effectivement arrêter la lignée si elle présente un problème. En effet, même en les choisissant soigneusement, près d'un adoptant sur vingt ne respecte pas les interdits de reproduction, volontairement, par négligence ou par accident. Plus il y a d'adoptants, plus on risque de tomber sur un mauvais cas.
Méthodes physiologiques :
Autres méthodes :
L'existence de ces dernières méthodes montre bien que la sélection ne se limite pas aux aspects techniques.
Il faut également prendre en compte la dimension éthique.
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Structures des lignées : races, lignées consanguines, etc. |
On parle souvent à tort de lignée chez le rat. On devrait plutôt parler de filiation ou de descendants. En effet, l'élevage en lignées est une méthode de sélection particulière qui fait directement appel à la consanguinité. Cette méthode n'est actuellement pas répandue en France. Les anglo-saxons utilisent souvent une méthode mixte, alternant brassage, lignée et lignée consanguine.
Notion de race
Les races sont bien plus que de simples lignées. Et
pourtant l'home se garde consciencieusement de trop tirer la corde sur le plan
de la consanguinité. Par exemple, chez la vache "Prim' Holstein", en
1998, le taux de consanguinité moyen de la race était évalué à 4,4% en
1998, ce qui est relativement faible. Une "vraie" race met de
nombreuses générations à s'établir. En effet, les membres d'une race sont à la
fois semblables entre eux et distincts des autres membres de l'espèce.
La notion de race est cependant encore plus floue que la notion d'espèce. En
effet elle est fortement connotée, et la subjectivité des uns et des autres
vient compliquer son utilisation.
En effet le mot "race" a pour certains un arrière goût d'eugénisme, de fascisme, de Ku-Klux-Klan, etc.
Pour d'autres au contraire, c'est un idéal à atteindre le plus vite possible. Chez le chat par exemple la notion de race est ridiculement galvaudée. Il suffit parfois d'un seul gène pour décrire une race (le gène "yeux bleus" dominant du "Ojos Azules"). Le chien ou la vache sont des exemples beaucoup plus cohérents. En effet une race est constituée d'un ensemble de caractéristiques, pas seulement physiques. Ce qui fait que l'on ne peut pas produire d'animal d'une race donnée à partir d'un "bâtard" (hybride entre un membre de la race et un individu non membre de la race), même si les descendants peuvent ressembler physiquement, plus ou moins, à la race.
Il n'existe donc pas de race chez le rat domestique.
Reproduction non consanguine
Ce mode de reproduction implique que le critère de base est que les
reproducteurs ne soient pas apparentés, ou très peu. En France, à l'heure
actuelle, la plupart des ratteries essaient de diminuer le taux de
consanguinité. On considère que le coefficient de parenté entre les deux
reproducteurs, pour que l'on entre dans cette catégorie, doit être inférieur
ou égal à 1/32. Cela correspond à un des arrières grands-parents en commun
pour les deux, ou deux grands-parents cousins germains, etc.
Cependant la plupart des ratteries françaises n'hésitent pas à reproduire des
rats plus apparentés (jusqu'aux cousins au second degré) si leurs lignées sont
bien connues et de bonne qualité.
Notion de lignée
C'est tout simplement l'accouplement entre frères et sœurs, ou entre parents directs (cases attenantes dans un arbre généalogique). C'est le cas de figure où la consanguinité atteint les taux le plus élevés, puisque le coefficient de parenté entre les reproducteurs n'est jamais inférieur à 25%, et l'objectif à terme est de rester à plus de 50%. Évidemment on arrive à une fixation extrêmement rapide des caractères des deux parents fondateurs.
Mais on obtient aussi très rapidement les problèmes liés à la consanguinité. C'est pourquoi l'inceste est proscrit dans la plupart des sociétés, et c'est pourquoi la nature met en place certaines mesures dans le but de le limiter : maturités sexuelles décalées ou postérieures au sevrage (séparation de la portée), par exemple.
Ce type de lignée est relativement répandue dans les lignées de laboratoires et dans les lignées pour reptiles, mais très peu dans le monde du rat domestique. Au bout de 20 générations de reproduction consanguine on obtient une lignée dite "pure", c'est à dire complètement homogène pour presque tous les chromosomes (sauf les chromosomes sexuels).
L'élevage en lignée en lignée fait appel à des
accouplements grand-père/petite-fille, oncle/nièce, etc. Le
coefficient de parenté est cette fois compris entre 2% et 12% environ. Plus la parenté est proche, plus rapidement on mettra en évidence tel
ou tel trait récessif et héréditaire, afin de le renforcer ou au contraire
de l'éliminer en interrompant cette branche de la lignée (ce
qui implique d'avoir conservé d'autres branches).
Ce faisant on augmente la "pureté" de la lignée, qu'on peut lier
directement à son taux d'homozygotie. L'évolution est plus
progressive que dans le cas des reproductions consanguines.
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